Découvrez la chronique rédigée par Max Antoine Brun sur l’oeuvre Coups de pilon de David Diop.
Année de parution de « Coups de pilon » : 1956
David Diop : biographie
David Diop, de son vrai nom David Léon Mandessi Diop est né le 9 juillet 1927 à Bordeaux et décédé le 29 août 1960 dans un accident de voiture. Il a eu Leopold Sédar Senghor comme professeur. En 1958, comme beaucoup d’autres, David Diop répond à l’appel de Sékou Touré et part enseigner à Kindia (Guinée), où il accepte en tant que membre du Parti africain de l’indépendance (PAI) d’assurer les fonctions de directeur de l’École normale.
Diop a commencé à écrire des poèmes alors qu’il était encore à l’école, et ses poèmes ont commencé à apparaître dans Présence Africaine depuis qu’il n’avait que 15 ans. Diop a vécu sa vie en transition constante entre la France et l’Afrique de l’Ouest, depuis l’enfance. Pendant son séjour à Paris, Diop est devenu une figure éminente de la littérature négritude. Son travail est considéré comme une condamnation du colonialisme et une haine envers la domination coloniale. Comme beaucoup d’auteurs Négritude de l’époque, Diop espérait une Afrique indépendante.
Coups de Pilon : présentation
Coups de pilon, écrit en 1956, est un ensemble de poèmes en vers libres dans lequel l’auteur chante son amour pour l’Afrique, pour la femme africaine, pour les rythmes africains. Il y décrit, également, ses peines, ses tristesses, ses ivresses.
Autres oeuvres de David Diop :
David Diop n’a pas eu la chance d’écrire d’autres livres étant mort jeune (33 ans).
Coups de pilon : Rama Kam
Sous-titré : Chant pour une négresse
Me plaît ton regard de fauve Et ta bouche à la saveur de la mangue Rama Kam Ton corps est le piment noir Qui fait chanter le désir Rama Kam Quand tu passes La plus belle est jalouse Du rythme chaleureux de ta hanche Rama Kam Quand tu danses Le tam-tam Rama Kam Le tam-tam tendu comme un sexe de victoire Halète sous les doigts bondissants du griot Et quand tu aimes Quand tu aimes Rama Kam C’est la tornade qui tremble Dans ta chair de nuit d’éclairs Et me laisse plein de souffre de toi
O Rama Kam


