Acrostiche

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Selon le Larousse : poème dont les initiales des vers, lues verticalement, composent un mot (nom de l’auteur, du dédicataire, terme clef).

acrostiche

Acrostiche : définition

L’acrostiche est un jeu littéraire fondé sur une figure de style qui consiste à écrire un texte poétique ou la strophe d’un poème, de façon à composer un mot ou une expression avec les premières lettres des vers.

En lisant verticalement de haut en bas les initiales de chaque vers et en les assemblant, un mot ou une phrase apparaît, souvent en lien avec l’auteur, le titre, le sujet ou la personne à qui est dédié le poème. Il s’agit d’une sorte de « mot caché » et c’est en lisant le texte d’une autre manière qu’on peut découvrir ce mot.

Selon les Oulipiens, l’acrostiche est « à partir d’un nom ou d’un mot donné, un poème qui compte autant de vers que ce mot compte de lettres ». (source)

Poètes célèbres :

  • George Sand, poétesse française, XIXe siècle ;
  • Alfred de Musset, poète français, XIXe siècle.

acrostiche

Acrostiche : exemple

GEORGE SAND ET ALFRED DE MUSSET : CORRESPONDANCE GRIVOISE

De George Sand à Alfred Musset

Je suis très émue de vous dire que j’aibien compris l’autre soir que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à vous montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme

toute nue, venez me faire une visite.

Nous causerons en amis, franchement.

Je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l’affection

la plus profonde comme la plus étroite

en amitié, en un mot la meilleure preuve

dont vous puissiez rêver, puisque votre

âme est libre. Pensez que la solitude où j’ha-

bite est bien longue, bien dure et souvent

difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme

grosse. Accourrez donc vite et venez me la

faire oublier par l’amour où je veux me

mettre.

D’Alfred de Musset à George Sand

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

La réponse :

Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

Ou :

Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit peut-être à l’honneur mais répond à ma flamme.

SAND, George ; DE MUSSET, Alfred « Poème sans nom », XIXe siècle.